Le retour du grand prédateur n’est pas qu’une curiosité naturaliste : il rebat les cartes de l’écosystème forestier. En régulant les populations de chevreuils et de sangliers, le loup réduit la pression de pâturage sur les jeunes pousses d’arbres. Une étude de l’INRAE menée en 2023 a ainsi montré une baisse de 25 % des dégâts forestiers dans les zones où l’espèce s’est réinstallée, un effet bénéfique qui profite à son tour à des espèces comme le tétras-lyre ou divers petits mammifères forestiers. Le loup joue également un rôle sanitaire : en ciblant préférentiellement les individus affaiblis ou malades au sein des troupeaux d’ongulés sauvages, il contribue à limiter la propagation de maladies comme la tuberculose bovine.
Rôle écologique sous-estimé


