Ce bilan écologique positif se heurte cependant à une réalité économique difficile pour les éleveurs. En 2025, l’Office français de la biodiversité a recensé plusieurs milliers d’attaques de loups sur des troupeaux en France, causant la mort de plusieurs milliers d’ovins — les moutons représentant l’écrasante majorité des victimes. Le phénomène s’aggrave d’année en année, avec une hausse des attaques estimée à 15 % par an sur la période récente. Fait notable : la grande majorité de ces attaques surviennent dans des élevages qui ne disposaient pas encore de mesures de protection adaptées, comme les parcs électrifiés ou les chiens de protection de race patou, des dispositifs qui réduisent pourtant les attaques de l’ordre de 70 % lorsqu’ils sont mis en place et activement entretenus.
Pour limiter ces tensions, les États proposent des dispositifs de soutien financier conséquents, avec des subventions pouvant couvrir jusqu’à 80 % du coût des installations de protection. Mais ces mesures, bien qu’efficaces, ne suffisent pas toujours à apaiser la colère d’une partie du monde agricole, confronté à une présence du prédateur de plus en plus difficile à anticiper.



