Le loup a recolonisé naturellement la France depuis l’Italie au début des années 1990, après avoir frôlé l’extinction sur le territoire. Depuis, sa population suit une trajectoire de croissance presque continue. En 2026, on recense environ 1 200 loups en France, répartis en quelque 140 meutes occupant 110 zones de présence permanente, contre seulement 90 zones six ans plus tôt. Si les Alpes restent son bastion historique, avec près de 70 % de la population nationale, l’espèce a aussi reconquis les Pyrénées, où elle avait disparu depuis les années 1930, ainsi que le Massif central et les Vosges.
Ce schéma se répète à l’échelle du continent. En Finlande, la population est passée d’environ 295 individus à près de 430 en l’espace d’une seule année, une progression de 46 % qui illustre la capacité d’adaptation remarquable de l’espèce. Partout, le même moteur explique cette dynamique : la déprise agricole. L’abandon progressif de terres cultivées libère des espaces que le loup recolonise, tandis que la disponibilité en proies sauvages — chevreuils, sangliers, cerfs — favorise son installation durable.



