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L’eau douce représente moins de 3% de l’eau totale sur Terre, et seulement 1% est réellement accessible pour la consommation humaine.
Une ressource inégalement répartie
La distribution de l’eau douce sur la planète suit une logique géographique profondément inégalitaire. Certaines régions comme l’Amazonie ou le bassin du Congo bénéficient d’une abondance pluviométrique remarquable, tandis que d’autres zones, notamment au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, souffrent d’un stress hydrique chronique. Cette disparité naturelle s’accentue avec la croissance démographique, l’urbanisation galopante et les modifications climatiques qui perturbent les cycles hydrologiques traditionnels.
Les nappes phréatiques, réservoirs souterrains accumulés sur des millénaires, s’épuisent à un rythme alarmant sous l’effet du pompage excessif pour l’agriculture intensive et l’approvisionnement urbain. Les grands fleuves comme le Colorado, le Nil ou le Jourdain n’atteignent plus la mer durant certaines périodes de l’année.
Les multiples usages en compétition
L’agriculture consomme environ 70% de l’eau douce prélevée mondialement, suivie par l’industrie et la consommation domestique. Cette répartition cache des tensions croissantes entre les différents usages. Dans les zones arides, irriguer un hectare de culture peut priver plusieurs familles d’eau potable. L’industrie textile, minière ou agroalimentaire génère des volumes considérables d’eaux usées souvent rejetées sans traitement adéquat, contaminant les sources en aval.
Les écosystèmes aquatiques eux-mêmes nécessitent des débits minimaux pour maintenir leur fonctionnement. Les zones humides, véritables filtres naturels et nurseries de biodiversité, disparaissent trois fois plus vite que les forêts. Leur assèchement prive les territoires de leur capacité de régulation hydrique naturelle.
La pollution, menace invisible
Au-delà de la quantité, c’est la qualité de l’eau qui se dégrade dangereusement. Les pesticides agricoles, les métaux lourds industriels, les microplastiques et les résidus pharmaceutiques contaminent nappes et cours d’eau. Les nutriments excédentaires provoquent l’eutrophisation des lacs et zones côtières, créant des zones mortes dépourvues d’oxygène où la vie aquatique s’éteint.
Cette pollution invisible transforme une ressource théoriquement renouvelable en stock non utilisable. Le coût du traitement de l’eau pour la rendre potable explose, creusant les inégalités d’accès entre populations riches et pauvres.
La biodiversité : definition : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversit%C3%A9



